Photo d’archive - Cornwall

Le premier registre qui atteste une présence francophone à Cornwall remonte à 1829 et indique que 74 des 812 habitants de la ville avaient des origines françaises. Lors d’un recensement qui eut lieu vingt ans plus tard, ce chiffre était passé à 967.

La première grande vague de francophones afflua dans la région de Cornwall entre 1870 et 1890, après l’ouverture d’usines de textiles et de papiers, l’industrialisation de la ville amenant des occasions d’emploi.

Depuis, la communauté francophone contribue à créer le caractère bilingue tout à fait unique de la ville de Cornwall.

En 1881, les francophones constituaient déjà la plus grande partie de la population de la ville. Aidée par les institutions religieuses et scolaires, dont l’église de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, la communauté francophone a pu croître continuellement pendant plusieurs dizaines d’années. De plus en plus, elle affirmait ses particularités culturelles, veillant notamment à préserver l’éducation et la langue françaises.

La communauté francophone de Cornwall s’est d’abord formée autour de la Nativity Roman Catholic Church, construite de 1887 à 1892 selon les plans fournis par le prêtre de la paroisse, le père P.A. DeSaunhac. La toute première messe y fut célébrée le jour de Noël 1891.

C’était l’église de la première paroisse francophone de Cornwall, érigée spécialement pour les nombreux Canadiens français attirés dans cette ville par le développement rapide de l’industrie du textile. Elle existe encore aujourd’hui sous le nom de la Cocathédrale de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. L’imposante façade sud, formée d’une haute tour de pierre surmontée d’une aiguille de charpente se situe au fond d’une vaste avant-cour donnant sur la route Montréal.

Les habitants de Cornwall ont élu leur premier maire francophone, Angus Lalonde, en 1904.

Les efforts de longue haleine consacrés à la préservation et à l’avancement des droits et des intérêts de la communauté ont conduit, en 1974, à l’ouverture de La Citadelle, la première école secondaire entièrement francophone de la région.

De plus, des festivals et événements annuels soulignent la contribution des francophones au patrimoine de Cornwall. La Semaine française a marqué les décennies 1950 et 1960. Les francophones s’y réunissaient pour honorer leurs riches traditions. Ces événements ont soulevé une vague de sympathie pour les communautés francophones du pays, à une époque où elles vivaient en petits groupes minoritaires disséminés un peu partout. La Semaine française s’est perpétuée du début des années 1960 à 1999 à Cornwall, pour revenir en 2015 après un court hiatus. Les célébrations francophones de Cornwall, qu’on surnomme la « Seaway City », ont inspiré, dans les années 1960, les autres communautés francophones hors Québec à développer un plus grand sentiment d’appartenance et à créer des événements similaires, notamment les Acadiens dans les Maritimes et les Manitobains.

Divers groupes et organisations viennent renforcer la communauté, comme le Centre culturel de Cornwall, dont le mandat est de rassembler les francophones des environs pour célébrer leur héritage par une foule de programmes et d’événements spéciaux.

En 1990, l’ACFO SDG est créée devenant l’organisme parapluie de la francophonie de la région.

La station de radio francophone communautaire CHOD-FM, connue sous le nom de 92.1 FM EST ONTARIEN, est établie en 1993 à Cornwall et administrée par la coopérative de la Radio communautaire Cornwall-Alexandria.

Le Club Richelieu Cornwall a été le fer de lance de la création d’un monument rendant hommage à la contribution des francophones de Cornwall au patrimoine canadien-français. Situé près de l’intersection des rues Water et Race, ce monument, un drapeau franco-ontarien de 4,5 m sur 9 m accroché à un poteau de 24 m de haut, en rappelle d’autres construits à Casselman, Ottawa et Sudbury. Plus d’un millier d’élèves des écoles de Cornwall et des environs soulignent chaque année le jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes par des événements spéciaux qui culminent dans un défilé dont le point d’arrivée est le monument.

Fondée en 1990, l’Association canadienne-française de l’Ontario, Régionale de l’Estrie est devenue l’Association canadienne-française de l’Ontario — Stormont, Dundas et Glengarry en 2001.

Le Franco

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Urgence pandémie

Avec l’appui de partenaires, l’ACFO SDG vient en aide aux plus démunis de la communauté.

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